mercredi 23 septembre 2026

Feuilles en septembre

 


Cette année, la canicule a été redoutable et n’a laissé aucun répit à la nature. Sous un soleil ardent, jour après jour, les arbres ont souffert en silence. Privés de pluie et soumis à une chaleur accablante, ils ont dû s’adapter à ces conditions extrêmes en réduisant leur ramure, comme s’ils cherchaient à économiser leurs dernières réserves d’eau.

Peu à peu, certaines feuilles ont perdu leur belle couleur verte. Elles ont jauni, se sont flétries, puis, vaincues par la chaleur et la sécheresse, se sont détachées des branches. Une à une, elles sont tombées avec légèreté, emportées parfois par une brise timide avant de venir joncher le sol.

Et pourtant, même dans leur chute, ces feuilles semblent vouloir jouer une dernière fois avec la lumière. Elles s’étendent sur la terre et dansent sous les rayons du soleil, tantôt immobiles, tantôt soulevées par un souffle d’air. Leurs teintes dorées donnent au jardin des couleurs inattendues, comme un avant-goût d’automne arrivé bien trop tôt.

Elles reposent maintenant calmement sur la terre, comme fatiguées après avoir affronté un été sans merci. Autour d’elles, l’herbe elle-même a perdu sa vigueur. Elle qui, au printemps, formait un tapis vert et tendre, s’est progressivement desséchée sous les rayons brûlants du soleil.

Car cette année, la pluie semble avoir fait grève ! Les nuages sont restés trop souvent absents, laissant le ciel bleu régner sans partage. La terre, assoiffée, attend encore le retour des averses bienfaisantes qui pourront lui rendre sa fraîcheur et redonner aux arbres et aux herbes la force de reverdir.

Ainsi, dans ce jardin éprouvé par la chaleur, chaque feuille tombée raconte à sa manière l’histoire d’un été exceptionnel. Un été de soleil, de sécheresse et de silence, où la nature, malgré ses souffrances, continue de nous offrir des spectacles d’une étonnante beauté.

Merci les amis de venir voir mes photographies, 

je vous invite à aller voir celles qui concernent 

des fleurs jaunes, suivez ce lien :

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samedi 19 septembre 2026

Les beaux chardons

 


Les chardons étaient autrefois magnifiques et ne manquaient pas d’attirer le regard des passants. Avec leurs formes originales, leurs épines acérées et leurs teintes particulières, ils apportaient au paysage une petite touche sauvage et naturelle. Difficile de ne pas les remarquer lorsqu’ils étaient en pleine beauté, fièrement dressés vers le ciel.


Mais le temps s’est écoulé, les jours ont passé et les saisons ont poursuivi leur chemin. Peu à peu, leur éclat s’est estompé. Les fleurs ont perdu leurs couleurs, les tiges se sont desséchées et leur apparence s’est lentement dégradée.


Pourtant, malgré leur aspect désormais beaucoup moins séduisant, les chardons sont toujours là ! Secs, brunis par le soleil et quelque peu défraîchis, ils demeurent fièrement dressés sur leurs tiges.



Ils ont perdu leur beauté d’autrefois, mais ils ont gagné une autre forme de caractère. Ils semblent nous dire qu’après la floraison vient inévitablement le temps du dessèchement, et que chaque plante possède son propre cycle.



Ainsi, même fanés et secs, ces chardons continuent de faire partie du paysage. Ils ne sont peut-être plus les vedettes qu’ils étaient autrefois, mais ils refusent de s’avouer vaincus : la tête haute, secs mais toujours debout !


Je vous invite à aller voir mes photos 

d’écoliers modèles et lire mon poème, suivez ce lien :

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mercredi 16 septembre 2026

Souvenirs de l'éclipse

 


Cette année-là restera sans doute gravée dans les mémoires comme un moment véritablement exceptionnel. Dès les premières heures, les regards se sont tournés vers le ciel et une étrange fébrilité s’est emparée des spectateurs. Chacun s’est préparé avec soin pour ne rien manquer de ce rendez-vous rare avec le soleil.

Munis de lunettes spéciales, indispensables pour observer le phénomène en toute sécurité, les curieux se sont installés aux meilleurs endroits. Certains ont choisi une plage dégagée, d’autres un point de vue offrant un horizon parfaitement ouvert. Tous avaient les yeux levés vers le ciel, dans une même attente, mêlant impatience, curiosité et émerveillement.

Puis, peu à peu, le spectacle a commencé. La lumière du jour semblait changer subtilement, comme si le soleil lui-même retenait son souffle. La lune est venue progressivement se placer devant l’astre solaire, grignotant lentement son disque lumineux. Autour de nous, les conversations se sont faites plus discrètes ; chacun observait avec attention cette extraordinaire rencontre céleste.

Et soudain, l’éclipse est apparue dans toute sa splendeur : un spectacle rare, presque irréel, qui a suspendu le temps durant quelques instants. Les regards émerveillés se sont croisés, les appareils photo se sont levés, chacun cherchant à conserver une image de cet événement fugace.

Ce qui était fascinant, au-delà même de la beauté du phénomène, c’était de voir tant de personnes réunies par la même émotion. Tous, le visage tourné vers le ciel, semblaient partager un instant privilégié avec l’univers. Une belle éclipse, certes, mais surtout un moment de communion, de contemplation et d’émerveillement devant la grandeur du ciel.


Et lorsque le soleil a peu à peu retrouvé toute sa lumière, le spectacle s’est achevé. Il ne restait alors que le souvenir de cette parenthèse céleste, précieuse et fragile, comme un instant suspendu entre la terre et les étoiles.

Pour découvrir des photos 

de l'effet mer et du poème, 

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samedi 12 septembre 2026

Les barques des pêcheurs

 


Quand vient le soir paisible aux rives de l’étang,

Le soleil peu à peu disparaît doucement ;

Sur les eaux assoupies, dans un calme profond,

Les barques des pêcheurs tranquillement s’endorment.


Amarrées près du bord, elles semblent patienter,

Prêtes dès le matin à pouvoir repartir ;

Leurs filets bien rangés attendent de servir,

Et leurs pêcheurs bientôt pourront les retrouver.


L’eau berce lentement leur coque familière,

Dans le silence doux de la lumière crépusculaire ;

Elles songent peut-être aux prochaines sorties,

Aux poissons espérés dès les premières lueurs de la vie.


Mais plus loin, sur la rive, un autre sort apparaît :

De vieilles embarcations que le temps a maltraitées.

Leurs planches sont brisées, leur peinture a pâli,

Et leurs pauvres carcasses semblent avoir tout subi.


Elles ne connaîtront plus les matins sur l’étang,

Ni les retours joyeux après quelques longs instants ;

Leurs filets ne serviront plus jamais à pêcher,

Et leurs rames fatiguées ne pourront plus avancer.


Pourtant, ces vieux bateaux, silencieux et usés,

Gardent dans leurs flancs des souvenirs oubliés :

Des départs matinaux, des retours de pêcheurs,

Des journées sur les flots et parfois des bonheurs.


Ainsi, quand vient le soir et que tout devient calme,

L’étang semble offrir aux barques une étrange palme :

Certaines attendent demain pour reprendre le large,

D’autres attendent que le temps les efface de la berge.


Et sous le ciel du soir, dans cette douce clarté,

Les unes ont encore l’espoir de naviguer ;

Les autres, vieux témoins d’un passé désormais lointain,

Reposent sur la rive… jusqu’à leur dernier matin.




Pour découvrir des photos d'un arbre décoratif, 

je vous invite à suivre ce lien :

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mercredi 9 septembre 2026

Fleurs du lys d'Asie

 


Les fleurs du lys asiatique ne sont désormais plus dans mon jardin : leur floraison est terminée et les dernières fleurs ont peu à peu disparu. Pourtant, même lorsque les pétales sont tombés, il reste les souvenirs d’une floraison magnifique, de ses couleurs éclatantes et de la beauté qu’elle avait apportée au jardin.


Heureusement, la photographie permet de faire revivre ces instants et de conserver une trace de ces petits moments de beauté éphémère. On peut ainsi revoir, encore et encore, les photographies que j’avais réalisées au moment de la floraison, et retrouver à travers elles toute la délicatesse et la splendeur de ces lys asiatiques.



Les fleurs ne sont plus là aujourd’hui, mais elles continuent de fleurir un peu dans mes souvenirs… et dans mes photographies.


Je vous invite à découvrir les photographies 

des fleurs du plumbago et un poème, suivez ce lien :

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samedi 5 septembre 2026

Hélas ! Mon citronnier !

 


Quelle année ! Ô jardin, sous l’ardeur desséchante,

Tes feuillages ployaient sous les feux du levant ;

Et mon beau citronnier, sa ramure tremblante,

Voyait mourir ses feuilles au souffle du vent.



La canicule ardait, implacable et brûlante,

La terre se fendait sous le ciel étouffant ;

Chaque branche semblait, dans sa peine accablante,

Implorer quelque pluie au silence du vent.



Mais lorsque reviendra la saison renaissante

Sauras-tu, bel arbre, à la sève renaissante,

Retrouver sous l’écorce un élan de printemps ?



Ou faudra-t-il, hélas ! dans cette terre aride,

Voir ton bois demeurer silencieux et livide,

Comme un dernier adieu suspendu dans le temps ?




samedi 29 août 2026

Le petit royaume des liserons

 


Au sol, parmi l’herbe verte fraîchement tondue,

Quelques liserons coriaces dressent leur corolle ingénue.

La tondeuse est passée, fauchant sans hésiter,

Mais ces vaillants rescapés refusent de capituler !

Sous le soleil d’août, généreux et lumineux,

Ils ouvrent leurs fleurs comme de petits écrins précieux.

Leurs pétales délicats, malgré leur air innocent,

Semblent narguer la tondeuse et son passage conquérant !

Et tandis que la pelouse retrouve sa courte chevelure,

Le liseron, lui, poursuit tranquillement son aventure ;

Il s’étale, s’accroche, et sans aucune façon,

S’installe avec aplomb dans son petit coin de gazon.

Attirées par ces fleurs aux couleurs délicates,

Les abeilles viennent butiner, infatigables acrobates ;

Elles plongent dans les corolles avec application,

À la recherche du nectar, leur douce récompense en action.

Puis arrivent les fourmis, petites visiteuses curieuses,

Qui semblent trouver ces fleurs plus confortables qu’heureuses ;

Elles grimpent sur les tiges, explorent sans façon,

Avant de s’offrir peut-être une sieste sur le gazon !

Ainsi, sous le soleil de cette fin d’été,

Tout un petit monde semble vouloir s’installer ;

Et dans ce coin de jardin, discret mais animé,

La nature poursuit son spectacle, sans jamais se lasser.

Le liseron, malgré tout, garde sa réputation :

Coriace, envahissant, champion de l’obstination !

Mais lorsque ses fleurs s’ouvrent dans la clarté d’août,

Même le jardinier grincheux reconnaît qu’il est doux !



Pour découvrir des photos et un poème sur de belles roses, 

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mercredi 15 juillet 2026

Des insectes 

 

En ce mois de juillet où le soleil darde ses rayons comme des flèches de feu, les insectes, eux, ne connaissent pas la trêve. Les abeilles bourdonnent avec une ardeur infatigable, leurs ailes vibrant comme des cordes de violon sous l’effet de la chaleur.


Les criquets, invisibles dans l’herbe craquante, lancent leurs chants stridents, une symphonie étincelante qui monte vers le ciel brûlant. Même les fourmis, infatigables ouvrières, tracent leurs chemins sinueux sur le sol pâli, indifférentes à la fournaise. La vie, ici, est un ballet ininterrompu, une célébration tenace de l’énergie qui persiste, malgré tout.


Si vous désirez découvrir 

des photographies de papillons , 

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