samedi 5 septembre 2026

Hélas ! Mon citronnier !

 


Quelle année ! Ô jardin, sous l’ardeur desséchante,

Tes feuillages ployaient sous les feux du levant ;

Et mon beau citronnier, sa ramure tremblante,

Voyait mourir ses feuilles au souffle du vent.



La canicule ardait, implacable et brûlante,

La terre se fendait sous le ciel étouffant ;

Chaque branche semblait, dans sa peine accablante,

Implorer quelque pluie au silence du vent.



Mais lorsque reviendra la saison renaissante

Sauras-tu, bel arbre, à la sève renaissante,

Retrouver sous l’écorce un élan de printemps ?



Ou faudra-t-il, hélas ! dans cette terre aride,

Voir ton bois demeurer silencieux et livide,

Comme un dernier adieu suspendu dans le temps ?