Quelle année ! Ô jardin, sous l’ardeur desséchante,
Tes feuillages ployaient sous les feux du levant ;
Et mon beau citronnier, sa ramure tremblante,
Voyait mourir ses feuilles au souffle du vent.
La canicule ardait, implacable et brûlante,
La terre se fendait sous le ciel étouffant ;
Chaque branche semblait, dans sa peine accablante,
Implorer quelque pluie au silence du vent.
Mais lorsque reviendra la saison renaissante
Sauras-tu, bel arbre, à la sève renaissante,
Retrouver sous l’écorce un élan de printemps ?
Ou faudra-t-il, hélas ! dans cette terre aride,
Voir ton bois demeurer silencieux et livide,
Comme un dernier adieu suspendu dans le temps ?
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