samedi 19 septembre 2026

Les beaux chardons

 


Les chardons étaient autrefois magnifiques et ne manquaient pas d’attirer le regard des passants. Avec leurs formes originales, leurs épines acérées et leurs teintes particulières, ils apportaient au paysage une petite touche sauvage et naturelle. Difficile de ne pas les remarquer lorsqu’ils étaient en pleine beauté, fièrement dressés vers le ciel.


Mais le temps s’est écoulé, les jours ont passé et les saisons ont poursuivi leur chemin. Peu à peu, leur éclat s’est estompé. Les fleurs ont perdu leurs couleurs, les tiges se sont desséchées et leur apparence s’est lentement dégradée.


Pourtant, malgré leur aspect désormais beaucoup moins séduisant, les chardons sont toujours là ! Secs, brunis par le soleil et quelque peu défraîchis, ils demeurent fièrement dressés sur leurs tiges.



Ils ont perdu leur beauté d’autrefois, mais ils ont gagné une autre forme de caractère. Ils semblent nous dire qu’après la floraison vient inévitablement le temps du dessèchement, et que chaque plante possède son propre cycle.



Ainsi, même fanés et secs, ces chardons continuent de faire partie du paysage. Ils ne sont peut-être plus les vedettes qu’ils étaient autrefois, mais ils refusent de s’avouer vaincus : la tête haute, secs mais toujours debout !


Je vous invite à aller voir mes photos 

d’écoliers modèles et lire mon poème, suivez ce lien :

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mercredi 16 septembre 2026

Souvenirs de l'éclipse

 


Cette année-là restera sans doute gravée dans les mémoires comme un moment véritablement exceptionnel. Dès les premières heures, les regards se sont tournés vers le ciel et une étrange fébrilité s’est emparée des spectateurs. Chacun s’est préparé avec soin pour ne rien manquer de ce rendez-vous rare avec le soleil.

Munis de lunettes spéciales, indispensables pour observer le phénomène en toute sécurité, les curieux se sont installés aux meilleurs endroits. Certains ont choisi une plage dégagée, d’autres un point de vue offrant un horizon parfaitement ouvert. Tous avaient les yeux levés vers le ciel, dans une même attente, mêlant impatience, curiosité et émerveillement.

Puis, peu à peu, le spectacle a commencé. La lumière du jour semblait changer subtilement, comme si le soleil lui-même retenait son souffle. La lune est venue progressivement se placer devant l’astre solaire, grignotant lentement son disque lumineux. Autour de nous, les conversations se sont faites plus discrètes ; chacun observait avec attention cette extraordinaire rencontre céleste.

Et soudain, l’éclipse est apparue dans toute sa splendeur : un spectacle rare, presque irréel, qui a suspendu le temps durant quelques instants. Les regards émerveillés se sont croisés, les appareils photo se sont levés, chacun cherchant à conserver une image de cet événement fugace.

Ce qui était fascinant, au-delà même de la beauté du phénomène, c’était de voir tant de personnes réunies par la même émotion. Tous, le visage tourné vers le ciel, semblaient partager un instant privilégié avec l’univers. Une belle éclipse, certes, mais surtout un moment de communion, de contemplation et d’émerveillement devant la grandeur du ciel.


Et lorsque le soleil a peu à peu retrouvé toute sa lumière, le spectacle s’est achevé. Il ne restait alors que le souvenir de cette parenthèse céleste, précieuse et fragile, comme un instant suspendu entre la terre et les étoiles.

Pour découvrir des photos 

de l'effet mer et du poème, 

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samedi 12 septembre 2026

Les barques des pêcheurs

 


Quand vient le soir paisible aux rives de l’étang,

Le soleil peu à peu disparaît doucement ;

Sur les eaux assoupies, dans un calme profond,

Les barques des pêcheurs tranquillement s’endorment.


Amarrées près du bord, elles semblent patienter,

Prêtes dès le matin à pouvoir repartir ;

Leurs filets bien rangés attendent de servir,

Et leurs pêcheurs bientôt pourront les retrouver.


L’eau berce lentement leur coque familière,

Dans le silence doux de la lumière crépusculaire ;

Elles songent peut-être aux prochaines sorties,

Aux poissons espérés dès les premières lueurs de la vie.


Mais plus loin, sur la rive, un autre sort apparaît :

De vieilles embarcations que le temps a maltraitées.

Leurs planches sont brisées, leur peinture a pâli,

Et leurs pauvres carcasses semblent avoir tout subi.


Elles ne connaîtront plus les matins sur l’étang,

Ni les retours joyeux après quelques longs instants ;

Leurs filets ne serviront plus jamais à pêcher,

Et leurs rames fatiguées ne pourront plus avancer.


Pourtant, ces vieux bateaux, silencieux et usés,

Gardent dans leurs flancs des souvenirs oubliés :

Des départs matinaux, des retours de pêcheurs,

Des journées sur les flots et parfois des bonheurs.


Ainsi, quand vient le soir et que tout devient calme,

L’étang semble offrir aux barques une étrange palme :

Certaines attendent demain pour reprendre le large,

D’autres attendent que le temps les efface de la berge.


Et sous le ciel du soir, dans cette douce clarté,

Les unes ont encore l’espoir de naviguer ;

Les autres, vieux témoins d’un passé désormais lointain,

Reposent sur la rive… jusqu’à leur dernier matin.




Pour découvrir des photos d'un arbre décoratif, 

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