Je ne connais pas le nom scientifique de cette fleur délicate, aux six pétales d’une blancheur immaculée, mais elle porte en elle une poésie qui m’intrigue. Une amie me l’a offerte un jour, en l’appelant simplement « la Dame de 11 heures ». Ce nom, à la fois mystérieux et évocateur, m’a immédiatement fasciné. Pourquoi 11 heures ? Est-ce parce qu’elle s’ouvre à cette heure précise, comme un rendez-vous secret avec le soleil ? Ou parce qu’elle semble veiller sur le jardin à l’heure où la lumière devient plus douce, plus intime ?
Quoi qu’il en soit, cette inconnue a trouvé sa place dans mon espace vert, comme si elle y avait toujours appartenu. Ses tiges fines et élancées se balancent avec grâce au gré du vent, et ses fleurs, d’une simplicité touchante, s’épanouissent avec une élégance discrète. Elle s’est acclimatée sans effort, comme si la terre, reconnaissante de sa présence, l’avait adoptée sans réserve. Aujourd’hui, elle s’y est installée pour de bon, et je la découvre chaque matin avec un plaisir renouvelé.
Je l’observe souvent, surtout quand les premières lueurs du jour caressent ses pétales. Elle semble alors presque vivante, comme si elle attendait patiemment son heure pour révéler toute sa beauté. Peut-être est-ce là le secret de son nom : une fleur qui sait se faire désirer, qui s’offre au monde à un moment précis, comme une dame qui ne se montre qu’à l’heure où tout est calme et serein.
Et moi, qui aime tant capturer les instants éphémères, je me surprends à vouloir l’immortaliser. Mon appareil photo devient le témoin de sa grâce, et chaque cliché est une tentative de percer son mystère. Car cette « Dame de 11 heures », avec son allure à la fois modeste et majestueuse, est bien plus qu’une simple fleur : elle est une invitation à ralentir, à savourer l’instant, et à écouter les histoires que la nature murmure à ceux qui savent tendre l’oreille.
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