samedi 11 avril 2026

La vieille croix

 


Depuis des siècles, elle se dresse,

Sur la place où dansent les saisons,

Son ombre étire une caresse,

Sur les pavés usés par les pas lents.

Les mains des hommes l’ont réparée,

L’ont soulevée, portée plus loin,

Mais le temps, las, s’est incliné :

Elle reste, reine de ce coin.

Les pluies d’hiver, les vents amers,

Les étés brûlant ses flancs de pierre,

N’ont pu, malgré leurs colères,

Éteindre son regard sévère.

Elle veille, muette et fidèle,

Sur les rires, les pleurs, les adieux,

Témoin des jours qui s’envolent,

Gardienne des cœurs et des lieux.

Et quand le soir étend ses voiles,

Que les étoiles allument leurs feux,

On dirait qu’elle écoute, immobile,

Les murmures des anciens jeux.

Si vous désirez découvrir 

un petit poème sur le petit rouge gorge, 

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mercredi 8 avril 2026

Le ciel capricieux d'avril !

 


Avril s’avance en voleur, en magicien,

Il glisse un givre aux doigts du matin,

Puis d’un souffle audacieux, malicieux,

Il déploie un soleil trop soudain.


Ce matin encore, devant l’armoire ouverte,

Je reste là, perplexe, la main en l’air :

Écharpe de laine ou veste légère ?

Avril rit sous cape, il n’en a cure.

Les prévisions, ces oracles menteurs,

Promettent l’azur, mais livrent la bise.

On scrute le ciel, on compte les nuages,

Et le vent se moque, impassible et gris.

Un jour, c’est l’été qui frôle nos joues,

L’autre, l’hiver mordille nos nuques.

Avril joue aux dés avec les éléments,

Et nous, pions tremblants, perdons nos certitudes.


Ô mois trompeur, roi des faux-semblants,

Tu danses entre gel et tiédeur,

Tu voles nos certitudes, nos plans,

Et sèmes le doute en chaque cœur.

Pourtant, dans ce chaos de ciels changeants,

Il y a comme un charme, une folie douce :

Celle d’un temps qui n’obéit à rien,

Pas même aux lois que la raison annonce.


Alors, je prends mon manteau, puis mon chapeau,

Un parapluie, au cas où, par prudence.

Avril, je sais ton jeu, tes tours, tes pièges 

Mais je t’aime ainsi, dans ton imprévoyance.


Si vous désirez découvrir 

un petit poème sur les cloches, 

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samedi 4 avril 2026

Le bourdon noir

 


Sur mon citronnier fleuri, sous l’azur éclatant,

Un bourdon noir et puissant, butine en tourbillonnant.

Ses ailes de velours, lourdes de pollen d’or,

Frôlent les pétales blancs, doux comme un trésor.

Il va, vient, s’affaire, infatigable ouvrier,

Portant de fleur en fleur l’espoir du verger.

Son bourdonnement sourd, chant grave et mélodieux,

Rythme le bal des jours, berce les cieux bleutés.

Ô toi, noble insecte, roi des jardins en fête,

Ton vol est un poème, ta quête est parfaite.

Les fleurs s’ouvrent pour toi, t’offrant leur cœur léger,

Et le vent murmure : « Regardez-le travailler ! »

Que l’été soit ardent ou que l’ombre s’étire,

Tu resteras fidèle à ta noble mission.

Le citronnier, ému, sous tes caresses vibre,

Et le monde entier chante ta belle partition.

Garde des floraisons, artiste des saisons,

Ton labeur est un don, ta vie, une chanson.

Et quand viendra l’automne aux couleurs de braise,

On se souviendra de toi… bourdon noir, merveilles !


Je vous invite à aller découvrir les photos

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