samedi 9 mai 2026

Les portes de Marrakech

 


Si l’on arpente les ruelles animées de Marrakech, on est immédiatement saisi par la magie des portes qui jalonnent notre chemin. Chaque entrée, chaque passage semble raconter une histoire à travers ses formes audacieuses et ses teintes vibrantes : le bleu profond des portes en bois peint, rappelant les nuances du ciel au crépuscule ; le vert émeraude, héritage des jardins secrets de la médina ; ou encore le rouge terre cuite, écho des murs ocre de la ville. Certaines, sculptées de motifs géométriques inspirés de l’art islamique, jouent avec la lumière et l’ombre, créant un ballet de lignes et de courbes qui captivent le regard.


Ces portes ne sont pas de simples accès : elles sont des œuvres d’art à part entière, des invitations à imaginer ce qui se cache derrière, un riad paisible, un atelier d’artisan, ou peut-être une cour intérieure où l’oranger diffuse son parfum envoûtant. Leurs couleurs, souvent rehaussées par le temps et le soleil, semblent changer au fil de la journée, passant de l’éclat matinal à une douceur dorée en fin d’après-midi.


Pour les yeux curieux, comme les vôtres ou les miens, ces détails architecturaux transforment une simple promenade en une chasse au trésor visuel. On s’arrête, on observe, on rêve devant ces petites merveilles du quotidien, qui rappellent que la beauté, à Marrakech, se niche dans chaque recoin, chaque texture, chaque jeu de lumière. 


On devient un peu poète!


Dans les ruelles où danse un soleil ardent,

Les portes, joyaux, nous offrent leur éclat :

Bleu de nuit profond, vert d’un jardin secret,

Ou rouge de terre où le temps a posé.

Leurs motifs, tissés comme un chant d’artisan,

Racontent l’histoire d’un peuple ancien.

L’ombre et la lumière y tracent leur chemin,

Et chaque couleur est un doux refrain.

Ô passants épris de beauté discrète,

Arrêtez-vous donc devant leur parure !

Car derrière le bois, sous l’or des murs,

Se cache un monde de rêve et d’aventure


Si vous désirez découvrir quelques photographies 

de fleurs du genêt, suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/



mercredi 6 mai 2026

Maroc : Marrakech les rues

 


Quand on pose le pied à Marrakech, il faut d’abord accepter de ralentir, de laisser le temps s’étirer comme une ombre sous le soleil de midi. Marcher tranquillement dans les rues, c’est la seule façon de saisir l’âme de la ville, cette alchimie unique où chaque pas est une découverte.



Les ruelles de la médina, étroites et sinueuses, s’animent comme un corps vivant. Les murs ocre, usés par les siècles, racontent des histoires de caravanes et de marchands, tandis que les portes en bois sculpté, souvent entrouvertes, laissent entrevoir des cours intimes où poussent bougainvilliers et orangers.



Voir les habitants y vivre, c’est observer un ballet quotidien : les artisans penchés sur leur étal de cuirs teints au safran, les femmes en robe longue qui discutent en berbère devant une échoppe de thé à la menthe, les enfants courant pieds nus entre les charrettes chargées de pastèques ou de sacs de ciment.



Je vous invite à découvrir sur mon autre blog

des photos des fleurs des gazanias, suivez ce lien :

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samedi 25 avril 2026

Dame de 11 heures !

 


Je ne connais pas le nom scientifique de cette fleur délicate, aux six pétales d’une blancheur immaculée, mais elle porte en elle une poésie qui m’intrigue. Une amie me l’a offerte un jour, en l’appelant simplement « la Dame de 11 heures ». Ce nom, à la fois mystérieux et évocateur, m’a immédiatement fasciné. Pourquoi 11 heures ? Est-ce parce qu’elle s’ouvre à cette heure précise, comme un rendez-vous secret avec le soleil ? Ou parce qu’elle semble veiller sur le jardin à l’heure où la lumière devient plus douce, plus intime ?


Quoi qu’il en soit, cette inconnue a trouvé sa place dans mon espace vert, comme si elle y avait toujours appartenu. Ses tiges fines et élancées se balancent avec grâce au gré du vent, et ses fleurs, d’une simplicité touchante, s’épanouissent avec une élégance discrète. Elle s’est acclimatée sans effort, comme si la terre, reconnaissante de sa présence, l’avait adoptée sans réserve. Aujourd’hui, elle s’y est installée pour de bon, et je la découvre chaque matin avec un plaisir renouvelé.


Je l’observe souvent, surtout quand les premières lueurs du jour caressent ses pétales. Elle semble alors presque vivante, comme si elle attendait patiemment son heure pour révéler toute sa beauté. Peut-être est-ce là le secret de son nom : une fleur qui sait se faire désirer, qui s’offre au monde à un moment précis, comme une dame qui ne se montre qu’à l’heure où tout est calme et serein.


Et moi, qui aime tant capturer les instants éphémères, je me surprends à vouloir l’immortaliser. Mon appareil photo devient le témoin de sa grâce, et chaque cliché est une tentative de percer son mystère. Car cette « Dame de 11 heures », avec son allure à la fois modeste et majestueuse, est bien plus qu’une simple fleur : elle est une invitation à ralentir, à savourer l’instant, et à écouter les histoires que la nature murmure à ceux qui savent tendre l’oreille.




Si vous désirez découvrir les fleurs jaunes et un poème, 

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