samedi 16 mai 2026

Le rocher tortue

 


Un beau rocher, égaré comme par oubli au bord de la plage, repose là, solitaire, entre le sable tiède et l’écume mouvante. Poli et patiné par le temps, il porte sur sa surface les traces patientes du travail des vagues, qui l’ont sculpté au fil des marées, caresse après caresse, tempête après tempête. Ses courbes douces et ses reliefs arrondis dessinent peu à peu une silhouette familière : celle d’une tortue échouée, figée dans un sommeil de pierre.On pourrait presque croire qu’elle a été surprise en plein mouvement, arrêtée dans son élan vers l’océan, comme si la mer elle-même l’avait abandonnée là, entre deux souffles. Son “dos”, bombé et strié, capte la lumière du soleil, tandis que ses contours évoquent des nageoires repliées, désormais immobiles. À marée haute, l’eau vient parfois l’effleurer, comme pour lui rappeler son origine, avant de se retirer en silence. Autour d’elle, la plage vit et change, animée par le vent, les pas des promeneurs et le cri des oiseaux, mais le rocher, lui, demeure inchangé, gardien discret d’un paysage en perpétuel mouvement. Il incarne une étrange rencontre entre la vie et l’inertie, entre l’imaginaire et le réel, une tortue de pierre, née du hasard et de la patience infinie de la mer.


Un rocher oublié, naufragé du rivage,

Semble avoir échappé au tumulte des âges ;

La mer, en l’effleurant de ses doigts patients,

A sculpté sa mémoire en gestes apaisants.

Sous l’azur éclatant où frissonne la plage,

Il dort, abandonné comme un ancien mirage ;

Et dans ses plis de pierre aux contours solennels,

Naît l’ombre d’une vie aux reflets éternels.

On dirait une tortue au repos éternel,

Figée dans le silence en un rêve irréel ;

Sa carapace ronde aux nervures profondes

Garde l’écho lointain du murmure des ondes.

La vague vient parfois lui parler à voix basse,

Effleurant tendrement sa minérale cuirasse ;

Puis s’en retourne au large, en secret confident,

Laissant là le rocher, immobile et présent.

Ainsi veille en silence, entre sable et écume,

Ce vestige façonné par le temps qui consume ;

Tortue de pierre née d’un patient océan,

Elle fige à jamais le passage du temps.

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du petit escargot, suivez ce lien :

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mercredi 13 mai 2026

L'insecte et les fleurs

 


Quelle belle surprise que cette visite imprévue ! Un petit insecte, presque invisible à l’œil nu, s’est glissé dans le cadre de deux de mes clichés. Comme un invité discret, il a posé sa silhouette délicate sur une pétale ou une feuille, transformant une simple photo en une scène vivante, où la nature semble jouer avec moi. Une preuve que même les plus infimes détails peuvent sublimer une image.


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samedi 9 mai 2026

Les portes de Marrakech

 


Si l’on arpente les ruelles animées de Marrakech, on est immédiatement saisi par la magie des portes qui jalonnent notre chemin. Chaque entrée, chaque passage semble raconter une histoire à travers ses formes audacieuses et ses teintes vibrantes : le bleu profond des portes en bois peint, rappelant les nuances du ciel au crépuscule ; le vert émeraude, héritage des jardins secrets de la médina ; ou encore le rouge terre cuite, écho des murs ocre de la ville. Certaines, sculptées de motifs géométriques inspirés de l’art islamique, jouent avec la lumière et l’ombre, créant un ballet de lignes et de courbes qui captivent le regard.


Ces portes ne sont pas de simples accès : elles sont des œuvres d’art à part entière, des invitations à imaginer ce qui se cache derrière, un riad paisible, un atelier d’artisan, ou peut-être une cour intérieure où l’oranger diffuse son parfum envoûtant. Leurs couleurs, souvent rehaussées par le temps et le soleil, semblent changer au fil de la journée, passant de l’éclat matinal à une douceur dorée en fin d’après-midi.


Pour les yeux curieux, comme les vôtres ou les miens, ces détails architecturaux transforment une simple promenade en une chasse au trésor visuel. On s’arrête, on observe, on rêve devant ces petites merveilles du quotidien, qui rappellent que la beauté, à Marrakech, se niche dans chaque recoin, chaque texture, chaque jeu de lumière. 


On devient un peu poète!


Dans les ruelles où danse un soleil ardent,

Les portes, joyaux, nous offrent leur éclat :

Bleu de nuit profond, vert d’un jardin secret,

Ou rouge de terre où le temps a posé.

Leurs motifs, tissés comme un chant d’artisan,

Racontent l’histoire d’un peuple ancien.

L’ombre et la lumière y tracent leur chemin,

Et chaque couleur est un doux refrain.

Ô passants épris de beauté discrète,

Arrêtez-vous donc devant leur parure !

Car derrière le bois, sous l’or des murs,

Se cache un monde de rêve et d’aventure


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