samedi 14 février 2026

Souvenir d'une exposition

 

Le temps file, insaisissable, emportant avec lui les couleurs, les émotions et les œuvres qui, un jour, ont animé l’espace public. À l’aire de l’autoroute de Port-Lauragais, les expositions en plein air se succèdent comme les saisons, transformant ce lieu de passage en une galerie à ciel ouvert, où chaque arrêt devient une invitation à la contemplation. Les photographies, sculptures ou installations qui s’y déploient ne sont pas seulement des décorations : elles sont des fragments de récits, des éclats de créativité offerts aux voyageurs pressés ou aux flâneurs attentifs.


Retrouver quelques clichés de ces expositions passées, c’est comme feuilleter un album de souvenirs visuels. Chaque image capture un instant où l’art a croisé le quotidien, où une œuvre a interpellé, ému ou surpris. Ces photographies, prises au fil des mois, deviennent les témoins silencieux d’une scène culturelle vivante, mais fugace. Elles rappellent que l’art, même éphémère, laisse une trace dans nos mémoires, dans nos conversations, ou simplement dans le plaisir d’avoir croisé, le temps d’un regard, quelque chose de beau ou de surprenant.


Et si ces expositions changent, c’est aussi ce qui en fait la richesse : elles nous rappellent que l’art, comme la vie, est mouvement, renouvellement, et que chaque passage sur cette aire d’autoroute peut réserver une nouvelle découverte. Alors, avant que le vent n’emporte les dernières affiches ou que le soleil ne fasse pâlir les couleurs, prenons le temps de fixer ces moments, de les partager, et de leur donner une seconde vie à travers le regard et la mémoire.


Je vous invite à découvrir quelques clichés 

d'oiseaux dans mon jardin, 

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mercredi 11 février 2026

Les animaux rêvent aussi !

 


Sous la lune qui veille, quand tout semble endormi,

Le chat, lové en boule, part en secret, l’esprit

Vers des forêts lointaines où dansent les lucioles,

Ou sur un vieux voilier qui fend les vagues folles.

L’âne, debout, immobile, au bord du pré profond,

Rêve d’un grand voyage, il trotterait le monde,

Porté par des nuages ou sur un train d’été,

Loin des champs de labour, vers la liberté.

Le goéland, un œil clos, l’autre ouvert sur l’onde,

S’envole en songes blancs vers des îles sans frontière,

Il surfe sur les vents, frôle un phare qui sonne,

Et boit le sel du large en une longue prière.

Car oui, nos amis silencieux, quand la nuit tombe,

Ont des rêves d’aventure, de ciel, de mer, de bois…

Leurs corps sont au repos, mais leur âme se dérobent,

Et court, et vole, et nage bien loin de nous parfois.

Alors, quand tu les vois, paisibles, sous les étoiles,

Ne crois pas qu’ils dorment sans histoire ni raison…

Ils sont en train de vivre, en secret, leurs épopées,

Et le monde, pour eux, n’a ni fin ni horizon.

Si vous souhaitez découvrir des clichés de lichens, 

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samedi 7 février 2026

Les lichens

 


Les lichens, ces artistes discrets, s’accrochent aux branches noueuses de mes pruniers, comme des broderies grises et dorées tissées par le temps. Chaque hiver, ils s’étendent un peu plus, transformant l’écorce en une toile vivante, une décoration naturelle que nul jardinier ne pourrait inventer. Leurs formes en éventail, leurs teintes de cendre et de miel, contrastent avec le brun profond des rameaux, et rappellent, en plus modeste, les motifs des vieilles tapisseries occitanes que ma mère admirait.

Je les observe souvent, surtout en cette saison où les pruniers, encore nus, laissent voir leur travail patient. Ils ne volent rien à l’arbre, bien au contraire : ils lui offrent une seconde peau, une armure contre le vent du nord qui descend parfois jusqu’à mon espace vert. Et quand, au printemps, les premières feuilles éclateront en bourgeons, les lichens ne disparaîtront pas pour autant. Ils resteront là, silencieux, témoins des années passées, des tartes aux prunes à venir.


C’est une décoration particulière, en effet, une de celles que la nature écrit elle-même, sans demander permission. Elle me rappelle que même dans l’apparente immobilité de l’hiver, la vie s’invente, se réinvente, et prépare en secret les fêtes à venir.

Je vous invite à aller découvrir 

quelques photos des premières violettes 

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