mercredi 1 avril 2026

Les papillons d'avril

 

En début d'avril parfois il fait froid, parfois il fait chaud et après un bon repas il arrive qu'un petit somme vous assaille, vous sombrez dans le rêne. Alors les beaux papillons sur la table s'animent et vous inspirent un petit poème !

Sur ma table, deux joyaux aux ailes déployées,

Bleutés, dorés, comme un rêve en plein midi.

Je m’approche en silence, l’âme tout éblouie,

De peur que mon souffle ne les fasse envoler.

Je retiens mon souffle, immobile, fasciné,

De peur de les effrayer, ces invités ailés.

Maman disait « Reste immobile, mon fils, »

« À cinq ans, on ne sait pas encore réfléchir,

On croit aux fées, aux sorts, à tout ce qui se dit.

On attend, sans bouger, les yeux clairs. »

Mais soudain, un éclat de rire fend l’air :

Ces papillons si vifs, si doux, si délicats,

Ne seraient-ils donc qu’un tour d'éclat ?

Ces papillons si beaux, si adroits, si légers,

Ne seraient-ils pas… en papier découpé ?

Premier avril, roi des farces et des attrapes,

Où même les insectes deviennent des comparses !

Maman s’esclaffe : « Tu as mordu à l'hameçon ! »

Et moi, je ris aussi, ravi de cette belle leçon,

Car une farce, c’est l’art de garder l’âme d'enfant…

Et on attend trop souvent, le cœur battant,

On aime jouer, on aime prendre son temps !

Je vous invite à aller découvrir l

es poissons d'avril, suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/




samedi 28 mars 2026

Les violettes du printemps

 

Ô vous, violettes, petites reines discrètes,

Qui, sans permission, avez conquis mes gazons

Vos corolles mauves, douces et poétiques,

Ont transformé l’herbe en un tapis de chansons.

Comme un peintre distrait, le printemps vous a lancées,

Semant vos éclats sur le vert de mes matins,

Et maintenant, coquines, vous êtes installées,

Riant sous le vent, légères comme des lutins.

Vous décorez la terre d’un sourire timide,

Tandis que le soleil, complice, vous caresse,

Et moi, sous vos couleurs, je m’arrête, ébloui,

Merci, mes vagabondes, pour cette douce ivresse !



Je vous invite à découvrir un poème 

sur les fleurs du citronnier, suivez ce lien : 

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/



mercredi 25 mars 2026

Les fleurs du petit cactus

 


Dans un coin ensoleillé de ma fenêtre, là où la lumière du printemps s’étire avec douceur, mon petit cactus a décidé de faire son spectacle. Après des mois de silence, de patience et d’attente discrète, il a enfin ouvert ses fleurs, minuscules et délicates, comme un secret longtemps gardé. Ces petites corolles, souvent roses ou jaunes, presque fragiles, contrastent avec son allure de guerrier. Car oui, mon cactus se croit redoutable, avec ses épines dressées comme des lances, ses arêtes tranchantes, et son air de dire : « Approche, si tu l’oses ! »

Pourtant, malgré ses airs de forteresse impénétrable, il cache une tendresse inattendue. Ses fleurs, si discrètes, s’épanouissent avec une grâce timide, comme pour rappeler que même les êtres les plus rugueux ont leur moment de douceur. Elles ne durent que quelques jours, à peine le temps d’un soupir, mais leur apparition est un événement. Elles transforment ce petit soldat épineux en un poète, le temps d’une floraison.

Je l’observe souvent, ce cactus, avec ses contradictions. Il survit là où d’autres plantes dépériraient, résistant à la sécheresse, aux oublis d’arrosage, aux caprices du temps. Il est une leçon de patience et de résilience, un rappel que la beauté peut naître même dans les conditions les plus arides. Et quand ses fleurs s’ouvrent enfin, c’est comme une récompense, un clin d’œil de la nature pour ceux qui savent attendre.

Autour de lui, sur l’appui de la fenêtre, d’autres plantes s’épanouissent : des géraniums aux couleurs vives, des herbes aromatiques qui embaument l’air. Mais lui, le cactus, reste le plus mystérieux. Il ne se donne pas facilement. Il faut le regarder longtemps pour comprendre qu’il n’est pas seulement une armure, mais aussi une promesse. Une promesse que, même dans les endroits les plus hostiles, la vie trouve toujours un moyen de s’épanouir, de fleurir, de surprendre.

 Alors, je souris en le voyant, avec ses épines et ses fleurs éphémères. Oui, il se croit redoutable, ce petit cactus. Mais au fond, il est surtout un symbole : celui de la force qui cache une fragilité, et de la beauté qui naît là où on l’attend le moins.


Si vous désirez découvrir des photos de 2 mouches, 

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