mercredi 11 février 2026

Les animaux rêvent aussi !

 


Sous la lune qui veille, quand tout semble endormi,

Le chat, lové en boule, part en secret, l’esprit

Vers des forêts lointaines où dansent les lucioles,

Ou sur un vieux voilier qui fend les vagues folles.

L’âne, debout, immobile, au bord du pré profond,

Rêve d’un grand voyage, il trotterait le monde,

Porté par des nuages ou sur un train d’été,

Loin des champs de labour, vers la liberté.

Le goéland, un œil clos, l’autre ouvert sur l’onde,

S’envole en songes blancs vers des îles sans frontière,

Il surfe sur les vents, frôle un phare qui sonne,

Et boit le sel du large en une longue prière.

Car oui, nos amis silencieux, quand la nuit tombe,

Ont des rêves d’aventure, de ciel, de mer, de bois…

Leurs corps sont au repos, mais leur âme se dérobent,

Et court, et vole, et nage bien loin de nous parfois.

Alors, quand tu les vois, paisibles, sous les étoiles,

Ne crois pas qu’ils dorment sans histoire ni raison…

Ils sont en train de vivre, en secret, leurs épopées,

Et le monde, pour eux, n’a ni fin ni horizon.

Si vous souhaitez découvrir des clichés de lichens, 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/

samedi 7 février 2026

Les lichens

 


Les lichens, ces artistes discrets, s’accrochent aux branches noueuses de mes pruniers, comme des broderies grises et dorées tissées par le temps. Chaque hiver, ils s’étendent un peu plus, transformant l’écorce en une toile vivante, une décoration naturelle que nul jardinier ne pourrait inventer. Leurs formes en éventail, leurs teintes de cendre et de miel, contrastent avec le brun profond des rameaux, et rappellent, en plus modeste, les motifs des vieilles tapisseries occitanes que ma mère admirait.

Je les observe souvent, surtout en cette saison où les pruniers, encore nus, laissent voir leur travail patient. Ils ne volent rien à l’arbre, bien au contraire : ils lui offrent une seconde peau, une armure contre le vent du nord qui descend parfois jusqu’à mon espace vert. Et quand, au printemps, les premières feuilles éclateront en bourgeons, les lichens ne disparaîtront pas pour autant. Ils resteront là, silencieux, témoins des années passées, des tartes aux prunes à venir.


C’est une décoration particulière, en effet, une de celles que la nature écrit elle-même, sans demander permission. Elle me rappelle que même dans l’apparente immobilité de l’hiver, la vie s’invente, se réinvente, et prépare en secret les fêtes à venir.

Je vous invite à aller découvrir 

quelques photos des premières violettes 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/



mercredi 4 février 2026

Premières fleurs

 


Nous ne sommes qu’en février, timide encore,

Le printemps se fait attendre, mais déjà sonne l’aube.

Un souffle doux caresse les branches endormies,

Et la terre, impatiente, s’éveille en douce harmonie.

Dans mon jardin, les narcisses, messagers audacieux,

Ont devancé la saison, jaunes et joyeux.

Leurs trompettes éclatantes, fières et légères,

S’érigent vers le ciel, défiant les brumes hivernales.

Et là, près de la fenêtre, sous le regard complice

De l’épine du Christ, si discrète, si tenace,

Ses petites fleurs, étoiles fragiles et pures,

S’épanouissent en silence, tendres et sûres.

C’est un ballet inattendu, une fête secrète,

Où la nature, coquine, joue avec les dates.

Chaque pétale est un sourire, une promesse,

Un clin d’œil à la vie qui jamais ne s’efface.

Je les observe, ému, ces signes précoces,

Ces éclats de lumière, ces touches de grâce.

Le temps d’un instant, l’hiver recule,

Et le cœur s’allège, léger, reconnaissant.

Je vous invite à aller découvrir 

un poème, suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/