mercredi 8 avril 2026

Le ciel capricieux d'avril !

 


Avril s’avance en voleur, en magicien,

Il glisse un givre aux doigts du matin,

Puis d’un souffle audacieux, malicieux,

Il déploie un soleil trop soudain.


Ce matin encore, devant l’armoire ouverte,

Je reste là, perplexe, la main en l’air :

Écharpe de laine ou veste légère ?

Avril rit sous cape, il n’en a cure.

Les prévisions, ces oracles menteurs,

Promettent l’azur, mais livrent la bise.

On scrute le ciel, on compte les nuages,

Et le vent se moque, impassible et gris.

Un jour, c’est l’été qui frôle nos joues,

L’autre, l’hiver mordille nos nuques.

Avril joue aux dés avec les éléments,

Et nous, pions tremblants, perdons nos certitudes.


Ô mois trompeur, roi des faux-semblants,

Tu danses entre gel et tiédeur,

Tu voles nos certitudes, nos plans,

Et sèmes le doute en chaque cœur.

Pourtant, dans ce chaos de ciels changeants,

Il y a comme un charme, une folie douce :

Celle d’un temps qui n’obéit à rien,

Pas même aux lois que la raison annonce.


Alors, je prends mon manteau, puis mon chapeau,

Un parapluie, au cas où, par prudence.

Avril, je sais ton jeu, tes tours, tes pièges 

Mais je t’aime ainsi, dans ton imprévoyance.


Si vous désirez découvrir 

un petit poème sur les cloches, 

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samedi 4 avril 2026

Le bourdon noir

 


Sur mon citronnier fleuri, sous l’azur éclatant,

Un bourdon noir et puissant, butine en tourbillonnant.

Ses ailes de velours, lourdes de pollen d’or,

Frôlent les pétales blancs, doux comme un trésor.

Il va, vient, s’affaire, infatigable ouvrier,

Portant de fleur en fleur l’espoir du verger.

Son bourdonnement sourd, chant grave et mélodieux,

Rythme le bal des jours, berce les cieux bleutés.

Ô toi, noble insecte, roi des jardins en fête,

Ton vol est un poème, ta quête est parfaite.

Les fleurs s’ouvrent pour toi, t’offrant leur cœur léger,

Et le vent murmure : « Regardez-le travailler ! »

Que l’été soit ardent ou que l’ombre s’étire,

Tu resteras fidèle à ta noble mission.

Le citronnier, ému, sous tes caresses vibre,

Et le monde entier chante ta belle partition.

Garde des floraisons, artiste des saisons,

Ton labeur est un don, ta vie, une chanson.

Et quand viendra l’automne aux couleurs de braise,

On se souviendra de toi… bourdon noir, merveilles !


Je vous invite à aller découvrir les photos

 de mes camélias, suivez ce lien :

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mercredi 1 avril 2026

Les papillons d'avril

 

En début d'avril parfois il fait froid, parfois il fait chaud et après un bon repas il arrive qu'un petit somme vous assaille, vous sombrez dans le rêne. Alors les beaux papillons sur la table s'animent et vous inspirent un petit poème !

Sur ma table, deux joyaux aux ailes déployées,

Bleutés, dorés, comme un rêve en plein midi.

Je m’approche en silence, l’âme tout éblouie,

De peur que mon souffle ne les fasse envoler.

Je retiens mon souffle, immobile, fasciné,

De peur de les effrayer, ces invités ailés.

Maman disait « Reste immobile, mon fils, »

« À cinq ans, on ne sait pas encore réfléchir,

On croit aux fées, aux sorts, à tout ce qui se dit.

On attend, sans bouger, les yeux clairs. »

Mais soudain, un éclat de rire fend l’air :

Ces papillons si vifs, si doux, si délicats,

Ne seraient-ils donc qu’un tour d'éclat ?

Ces papillons si beaux, si adroits, si légers,

Ne seraient-ils pas… en papier découpé ?

Premier avril, roi des farces et des attrapes,

Où même les insectes deviennent des comparses !

Maman s’esclaffe : « Tu as mordu à l'hameçon ! »

Et moi, je ris aussi, ravi de cette belle leçon,

Car une farce, c’est l’art de garder l’âme d'enfant…

Et on attend trop souvent, le cœur battant,

On aime jouer, on aime prendre son temps !

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es poissons d'avril, suivez ce lien :

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