samedi 25 avril 2026

Dame de 11 heures !

 


Je ne connais pas le nom scientifique de cette fleur délicate, aux six pétales d’une blancheur immaculée, mais elle porte en elle une poésie qui m’intrigue. Une amie me l’a offerte un jour, en l’appelant simplement « la Dame de 11 heures ». Ce nom, à la fois mystérieux et évocateur, m’a immédiatement fasciné. Pourquoi 11 heures ? Est-ce parce qu’elle s’ouvre à cette heure précise, comme un rendez-vous secret avec le soleil ? Ou parce qu’elle semble veiller sur le jardin à l’heure où la lumière devient plus douce, plus intime ?


Quoi qu’il en soit, cette inconnue a trouvé sa place dans mon espace vert, comme si elle y avait toujours appartenu. Ses tiges fines et élancées se balancent avec grâce au gré du vent, et ses fleurs, d’une simplicité touchante, s’épanouissent avec une élégance discrète. Elle s’est acclimatée sans effort, comme si la terre, reconnaissante de sa présence, l’avait adoptée sans réserve. Aujourd’hui, elle s’y est installée pour de bon, et je la découvre chaque matin avec un plaisir renouvelé.


Je l’observe souvent, surtout quand les premières lueurs du jour caressent ses pétales. Elle semble alors presque vivante, comme si elle attendait patiemment son heure pour révéler toute sa beauté. Peut-être est-ce là le secret de son nom : une fleur qui sait se faire désirer, qui s’offre au monde à un moment précis, comme une dame qui ne se montre qu’à l’heure où tout est calme et serein.


Et moi, qui aime tant capturer les instants éphémères, je me surprends à vouloir l’immortaliser. Mon appareil photo devient le témoin de sa grâce, et chaque cliché est une tentative de percer son mystère. Car cette « Dame de 11 heures », avec son allure à la fois modeste et majestueuse, est bien plus qu’une simple fleur : elle est une invitation à ralentir, à savourer l’instant, et à écouter les histoires que la nature murmure à ceux qui savent tendre l’oreille.




Si vous désirez découvrir les fleurs jaunes et un poème, 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/




mercredi 22 avril 2026

 


Elles sont les murmures bleus du printemps, ces pervenches panachées qui, dès que la terre s’adoucit, déploient leurs étoiles fragiles entre les herbes folles. Leurs feuilles, peintes de blanc et de vert, semblent porter l’ombre en elles, tandis que leurs fleurs, d’un bleu presque timide, dansent au gré des brises légères. Elles ne crient pas leur présence, mais leur persistance est un poème : celui d’une nature qui sait attendre, qui sait renaître, année après année, pour embellir les coins les plus secrets de mon jardin.





Si vous désirez découvrir des fleurs

 de la monnaie du Pape, suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/



samedi 18 avril 2026

Le beau papillon

 


Le beau papillon, d’or et de nuit paré,

D’un vol dansant glissait sous le ciel étoilé.

Ses ailes, zébrées de velours et de flamme,

Cherchaient l’élixir d’une fleur, doux parfum d’âme.

L’air vibrait d’un chant, léger comme un soupir,

Quand soudain, au loin, lui parvint un doux plaisir :

Le lilas, en fête, offrait ses grappes claires,

Un nuage mauve où dansaient les lumières.

Il s’envola, joyeux, vers ce festin d’avril,

Où chaque pétale est un rêve subtil.

Entre les rameaux, il se posa, discret,

Buvant à loisir le nectar du secret.

Puis, rassasié de miel et de lumière,

Il prit son essor, léger, sans frontière,

Emportant avec lui, dans son cœur ébloui,

L’écho des lilas et leur parfum de vie.


Je vous invite si vous le souhaitez à découvrir

 des champs de colza, 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/



mercredi 15 avril 2026

Fleurs des tulipes

 


"Mes tulipes, éparpillées comme des confettis de soie, animent mon jardin de leurs éclats joyeux. Le vent les berce, et leurs têtes colorées s’inclinent en une révérence, saluant le retour du soleil. Chaque fleur est une note de musique, et mon espace vert, une partition où la vie s’écrit en couleurs."





Je vous invite, si vous le souhaitez,

 à découvrir des pivoines, 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/



samedi 11 avril 2026

La vieille croix

 


Depuis des siècles, elle se dresse,

Sur la place où dansent les saisons,

Son ombre étire une caresse,

Sur les pavés usés par les pas lents.

Les mains des hommes l’ont réparée,

L’ont soulevée, portée plus loin,

Mais le temps, las, s’est incliné :

Elle reste, reine de ce coin.

Les pluies d’hiver, les vents amers,

Les étés brûlant ses flancs de pierre,

N’ont pu, malgré leurs colères,

Éteindre son regard sévère.

Elle veille, muette et fidèle,

Sur les rires, les pleurs, les adieux,

Témoin des jours qui s’envolent,

Gardienne des cœurs et des lieux.

Et quand le soir étend ses voiles,

Que les étoiles allument leurs feux,

On dirait qu’elle écoute, immobile,

Les murmures des anciens jeux.

Si vous désirez découvrir 

un petit poème sur le petit rouge gorge, 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/

mercredi 8 avril 2026

Le ciel capricieux d'avril !

 


Avril s’avance en voleur, en magicien,

Il glisse un givre aux doigts du matin,

Puis d’un souffle audacieux, malicieux,

Il déploie un soleil trop soudain.


Ce matin encore, devant l’armoire ouverte,

Je reste là, perplexe, la main en l’air :

Écharpe de laine ou veste légère ?

Avril rit sous cape, il n’en a cure.

Les prévisions, ces oracles menteurs,

Promettent l’azur, mais livrent la bise.

On scrute le ciel, on compte les nuages,

Et le vent se moque, impassible et gris.

Un jour, c’est l’été qui frôle nos joues,

L’autre, l’hiver mordille nos nuques.

Avril joue aux dés avec les éléments,

Et nous, pions tremblants, perdons nos certitudes.


Ô mois trompeur, roi des faux-semblants,

Tu danses entre gel et tiédeur,

Tu voles nos certitudes, nos plans,

Et sèmes le doute en chaque cœur.

Pourtant, dans ce chaos de ciels changeants,

Il y a comme un charme, une folie douce :

Celle d’un temps qui n’obéit à rien,

Pas même aux lois que la raison annonce.


Alors, je prends mon manteau, puis mon chapeau,

Un parapluie, au cas où, par prudence.

Avril, je sais ton jeu, tes tours, tes pièges 

Mais je t’aime ainsi, dans ton imprévoyance.


Si vous désirez découvrir 

un petit poème sur les cloches, 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/



samedi 4 avril 2026

Le bourdon noir

 


Sur mon citronnier fleuri, sous l’azur éclatant,

Un bourdon noir et puissant, butine en tourbillonnant.

Ses ailes de velours, lourdes de pollen d’or,

Frôlent les pétales blancs, doux comme un trésor.

Il va, vient, s’affaire, infatigable ouvrier,

Portant de fleur en fleur l’espoir du verger.

Son bourdonnement sourd, chant grave et mélodieux,

Rythme le bal des jours, berce les cieux bleutés.

Ô toi, noble insecte, roi des jardins en fête,

Ton vol est un poème, ta quête est parfaite.

Les fleurs s’ouvrent pour toi, t’offrant leur cœur léger,

Et le vent murmure : « Regardez-le travailler ! »

Que l’été soit ardent ou que l’ombre s’étire,

Tu resteras fidèle à ta noble mission.

Le citronnier, ému, sous tes caresses vibre,

Et le monde entier chante ta belle partition.

Garde des floraisons, artiste des saisons,

Ton labeur est un don, ta vie, une chanson.

Et quand viendra l’automne aux couleurs de braise,

On se souviendra de toi… bourdon noir, merveilles !


Je vous invite à aller découvrir les photos

 de mes camélias, suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/




mercredi 1 avril 2026

Les papillons d'avril

 

En début d'avril parfois il fait froid, parfois il fait chaud et après un bon repas il arrive qu'un petit somme vous assaille, vous sombrez dans le rêne. Alors les beaux papillons sur la table s'animent et vous inspirent un petit poème !

Sur ma table, deux joyaux aux ailes déployées,

Bleutés, dorés, comme un rêve en plein midi.

Je m’approche en silence, l’âme tout éblouie,

De peur que mon souffle ne les fasse envoler.

Je retiens mon souffle, immobile, fasciné,

De peur de les effrayer, ces invités ailés.

Maman disait « Reste immobile, mon fils, »

« À cinq ans, on ne sait pas encore réfléchir,

On croit aux fées, aux sorts, à tout ce qui se dit.

On attend, sans bouger, les yeux clairs. »

Mais soudain, un éclat de rire fend l’air :

Ces papillons si vifs, si doux, si délicats,

Ne seraient-ils donc qu’un tour d'éclat ?

Ces papillons si beaux, si adroits, si légers,

Ne seraient-ils pas… en papier découpé ?

Premier avril, roi des farces et des attrapes,

Où même les insectes deviennent des comparses !

Maman s’esclaffe : « Tu as mordu à l'hameçon ! »

Et moi, je ris aussi, ravi de cette belle leçon,

Car une farce, c’est l’art de garder l’âme d'enfant…

Et on attend trop souvent, le cœur battant,

On aime jouer, on aime prendre son temps !

Je vous invite à aller découvrir l

es poissons d'avril, suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/