Depuis des siècles, elle se dresse,
Sur la place où dansent les saisons,
Son ombre étire une caresse,
Sur les pavés usés par les pas lents.
Les mains des hommes l’ont réparée,
L’ont soulevée, portée plus loin,
Mais le temps, las, s’est incliné :
Elle reste, reine de ce coin.
Les pluies d’hiver, les vents amers,
Les étés brûlant ses flancs de pierre,
N’ont pu, malgré leurs colères,
Éteindre son regard sévère.
Elle veille, muette et fidèle,
Sur les rires, les pleurs, les adieux,
Témoin des jours qui s’envolent,
Gardienne des cœurs et des lieux.
Et quand le soir étend ses voiles,
Que les étoiles allument leurs feux,
On dirait qu’elle écoute, immobile,
Les murmures des anciens jeux.
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