samedi 28 février 2026

Le petit rouge gorge

 


Chaque jour, il revient, mon rouge-gorge. Prudent, il observe d’abord le jardin, puis se pose enfin sur le garde-manger. Toujours méfiant, mais assez confiant pour se laisser photographier. Ses plumes roux brillent sous la lumière hivernale, et je retiens mon souffle, ému par cette fragile complicité. Un instant volé, c'est un beau cadeau de la nature.








Je vous invite à aller découvrir les fleurs de mon clivia, suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/




mercredi 25 février 2026

Belles fleurs du Camélia

 


Ô camélias roses, fous de belle lumière,

Vos calices gonflés de soleil éclatant

S’épanouissent enfin, fiers et vibrants,

Comme un feu d’artifice en pleine prière !

Le jardin tout entier, sous vos couleurs claires,

S’habille de gaîté, avec des rires d’enfants.

Les abeilles, ivres de vos nectars tremblants,

Tournoient en fête autour de vos fontaines.

Vos pétales, soyeux comme des caresses,

Ont chassé l’hiver et ses grises tresses.

Le vent murmure en chœur avec les oiseaux :

« Le printemps est là, plus tôt que prévu !

Venez, dansez sous les branches encore nues,

Le monde renaît aux chants des moineaux! »


Je vous invite à aller découvrir un poème, 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/




samedi 21 février 2026

Palmiers : jour et nuit !

 


Sous le ciel ardent où le soleil se pose,

Les palmiers dressés, fiers et majestueux,

Ont des feuilles d’or qui dansent sous les cieux,

Et murmurent aux vents des chants que l’on suppose.


Le jour, ils saluent les passants radieux,

Leurs ombres généreuses offrent un doux repos ;

La nuit, sous la lune aux reflets mystérieux,

Ils semblent inviter les rêves au repos.


Ô voyageurs las, que vos pas se posent

Près de ces géants aux bras toujours ouverts !

Leur silence est un chant que le cœur compose,


Et quand l’aube en feu ranime l’univers,

Les palmiers, gardiens d’un éternel été,

Tendent leurs palmes pour un monde enchanté.




Je vous invite à aller découvrir un poème, 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/




mercredi 18 février 2026

Une plante qui pique !

 


Bien à l’abri des frimas qu'apportent l’hiver,

Loin des gelées qui mordent les jardins,

Un cactus dresse, fier, ses piquants verts,

Gardien silencieux des jours incertains.


Ses épines, armure aux reflets d’argent,

Défiant le vent, le froid, l’oubli des cieux,

Protègent en leur cœur, un secret ardent,

L’éclat fragile d’un rêve mystérieux.


Puis, quand le temps a lasse ses colères,

Quand le soleil perce enfin les nuits d’exil,

Une fleur s’ouvre, en éclat de lumière,


Éphémère et pur comme un dernier asile.

Ainsi, dans l’ombre où tout semble désert,

La vie, obstinée, offre son plus beau vert.




Je vous invite à aller découvrir un poème, 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/



samedi 14 février 2026

Souvenir d'une exposition

 

Le temps file, insaisissable, emportant avec lui les couleurs, les émotions et les œuvres qui, un jour, ont animé l’espace public. À l’aire de l’autoroute de Port-Lauragais, les expositions en plein air se succèdent comme les saisons, transformant ce lieu de passage en une galerie à ciel ouvert, où chaque arrêt devient une invitation à la contemplation. Les photographies, sculptures ou installations qui s’y déploient ne sont pas seulement des décorations : elles sont des fragments de récits, des éclats de créativité offerts aux voyageurs pressés ou aux flâneurs attentifs.


Retrouver quelques clichés de ces expositions passées, c’est comme feuilleter un album de souvenirs visuels. Chaque image capture un instant où l’art a croisé le quotidien, où une œuvre a interpellé, ému ou surpris. Ces photographies, prises au fil des mois, deviennent les témoins silencieux d’une scène culturelle vivante, mais fugace. Elles rappellent que l’art, même éphémère, laisse une trace dans nos mémoires, dans nos conversations, ou simplement dans le plaisir d’avoir croisé, le temps d’un regard, quelque chose de beau ou de surprenant.


Et si ces expositions changent, c’est aussi ce qui en fait la richesse : elles nous rappellent que l’art, comme la vie, est mouvement, renouvellement, et que chaque passage sur cette aire d’autoroute peut réserver une nouvelle découverte. Alors, avant que le vent n’emporte les dernières affiches ou que le soleil ne fasse pâlir les couleurs, prenons le temps de fixer ces moments, de les partager, et de leur donner une seconde vie à travers le regard et la mémoire.


Je vous invite à découvrir quelques clichés 

d'oiseaux dans mon jardin, 

suivez ce lien : 

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/



mercredi 11 février 2026

Les animaux rêvent aussi !

 


Sous la lune qui veille, quand tout semble endormi,

Le chat, lové en boule, part en secret, l’esprit

Vers des forêts lointaines où dansent les lucioles,

Ou sur un vieux voilier qui fend les vagues folles.

L’âne, debout, immobile, au bord du pré profond,

Rêve d’un grand voyage, il trotterait le monde,

Porté par des nuages ou sur un train d’été,

Loin des champs de labour, vers la liberté.

Le goéland, un œil clos, l’autre ouvert sur l’onde,

S’envole en songes blancs vers des îles sans frontière,

Il surfe sur les vents, frôle un phare qui sonne,

Et boit le sel du large en une longue prière.

Car oui, nos amis silencieux, quand la nuit tombe,

Ont des rêves d’aventure, de ciel, de mer, de bois…

Leurs corps sont au repos, mais leur âme se dérobent,

Et court, et vole, et nage bien loin de nous parfois.

Alors, quand tu les vois, paisibles, sous les étoiles,

Ne crois pas qu’ils dorment sans histoire ni raison…

Ils sont en train de vivre, en secret, leurs épopées,

Et le monde, pour eux, n’a ni fin ni horizon.

Si vous souhaitez découvrir des clichés de lichens, 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/

samedi 7 février 2026

Les lichens

 


Les lichens, ces artistes discrets, s’accrochent aux branches noueuses de mes pruniers, comme des broderies grises et dorées tissées par le temps. Chaque hiver, ils s’étendent un peu plus, transformant l’écorce en une toile vivante, une décoration naturelle que nul jardinier ne pourrait inventer. Leurs formes en éventail, leurs teintes de cendre et de miel, contrastent avec le brun profond des rameaux, et rappellent, en plus modeste, les motifs des vieilles tapisseries occitanes que ma mère admirait.

Je les observe souvent, surtout en cette saison où les pruniers, encore nus, laissent voir leur travail patient. Ils ne volent rien à l’arbre, bien au contraire : ils lui offrent une seconde peau, une armure contre le vent du nord qui descend parfois jusqu’à mon espace vert. Et quand, au printemps, les premières feuilles éclateront en bourgeons, les lichens ne disparaîtront pas pour autant. Ils resteront là, silencieux, témoins des années passées, des tartes aux prunes à venir.


C’est une décoration particulière, en effet, une de celles que la nature écrit elle-même, sans demander permission. Elle me rappelle que même dans l’apparente immobilité de l’hiver, la vie s’invente, se réinvente, et prépare en secret les fêtes à venir.

Je vous invite à aller découvrir 

quelques photos des premières violettes 

suivez ce lien :

https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/