samedi 7 février 2026

Les lichens

 


Les lichens, ces artistes discrets, s’accrochent aux branches noueuses de mes pruniers, comme des broderies grises et dorées tissées par le temps. Chaque hiver, ils s’étendent un peu plus, transformant l’écorce en une toile vivante, une décoration naturelle que nul jardinier ne pourrait inventer. Leurs formes en éventail, leurs teintes de cendre et de miel, contrastent avec le brun profond des rameaux, et rappellent, en plus modeste, les motifs des vieilles tapisseries occitanes que ma mère admirait.

Je les observe souvent, surtout en cette saison où les pruniers, encore nus, laissent voir leur travail patient. Ils ne volent rien à l’arbre, bien au contraire : ils lui offrent une seconde peau, une armure contre le vent du nord qui descend parfois jusqu’à mon espace vert. Et quand, au printemps, les premières feuilles éclateront en bourgeons, les lichens ne disparaîtront pas pour autant. Ils resteront là, silencieux, témoins des années passées, des tartes aux prunes à venir.


C’est une décoration particulière, en effet, une de celles que la nature écrit elle-même, sans demander permission. Elle me rappelle que même dans l’apparente immobilité de l’hiver, la vie s’invente, se réinvente, et prépare en secret les fêtes à venir.

Je vous invite à aller découvrir 

quelques photos des premières violettes 

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