En janvier, quand le soleil ose percer la grisaille, le bois voisin devient un musée à ciel ouvert. La lumière, pâle mais tenace, sculpte les cimes des arbres en dentelle d’ombre et de clarté. Leurs branches, noueuses et élancées, tracent des motifs qui rivalisent avec les audaces des artistes contemporains, des calligraphies sauvages, des équilibres improbables, des jeux de lignes où chaque courbe semble porter une intention secrète.
On avance, enveloppé par le silence cotonneux de l’hiver, et l’on se surprend à lever les yeux, captivé par ce spectacle éphémère. Ici, une branche tordue dessine un idéogramme mystérieux ; là, un réseau de rameaux s’entrelace en une toile abstraite, comme une œuvre de Klee suspendue entre terre et ciel. Le froid pince les joues, mais l’émerveillement réchauffe l’âme.
C’est une promenade qui n’est plus seulement une balade, mais une contemplation. Un dialogue muet avec la nature, où chaque pas est une découverte, chaque regard une révélation. Et l’on comprend, une fois encore, que la poésie ne se cache pas toujours dans les mots, parfois, elle s’offre, généreuse, dans le dessin d’une branche sous le soleil d’hiver.
Si vous désirez découvrir des photos
de feuilles du platane,
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https://gabray31en-tolosan.blogspot.com/
1 commentaire:
Tes photos sont magnifiques : j'ai beaucoup aimé !
Passe un bon week-end . Amitiés cordiales
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