L’hiver a dénudé les cimes des grands chênes,
Leurs branches, sous le ciel, tracent des lignes pâles.
Le soleil de janvier, pâle mais soudain,
Y dessine des signes, des traits presque royaux.
Comme un peintre distrait, la lumière s’amuse :
Elle étire les ombres en courbes audacieuses,
Sculpte des arabesques, des angles imprévus,
Des graphismes vivants, des formes mystérieuses.
Les arbres, immobiles, deviennent des artistes,
Leurs ramures légères, encres noires sur l’azur,
Écrivent dans le vent des poèmes sans mots,
Des calligraphies d’or, des rêves purs.
Et nous, éblouis par ces œuvres éphémères,
Cherchons dans ces motifs un sens, une histoire…
Mais le vent tourne, efface en un souffle léger.
Ces chefs-d’œuvre de lumière, ces trésors de mémoire.
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