samedi 17 janvier 2026

Barcarès : mer en janvier

 


La mer est là, toujours active, infatigable,

Ses vagues, lourdes de sel et de souvenirs,

S’étalent sur le sable en un geste inlassable,

Comme un souffle éternel qui jamais ne s’endort.

Le rivage, en ce mois de janvier, est un royaume vide,

Déserté par les rires et les pas légers des estivants ;

Seuls les goélands, sentinelles aux cris stridents,

Tracent dans le ciel gris leurs trajectoires fluides





Les filets des pêcheurs, abandonnés sur les quais,

Sèchent au vent d’hiver, témoins silencieux

D’un labeur qui persiste, malgré le froid et les adieux.

Les coques des bateaux, usées par les marées,

Portent en elles l’écho des tempêtes passées,

Et l’odeur de l’iode, âcre et généreuse, danse encore.

Toi qui aimes flâner sur ces quais déserts,

Toi mon ami, où chaque détail te parle en secret,

Tu sais que la mer, même en janvier, est vivante.

Elle murmure des histoires aux oreilles des rochers,

Et dépose à tes pieds, comme un cadeau discret,

Des coquillages, des algues, et des promesses d’été.

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du pauvre palmier, suivez ce lien :

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mercredi 14 janvier 2026

Vigne vierge et ses raisins

 

La vigne vierge, qui habille le mur de mon voisin depuis tant d’années, a enfin cédé aux frimas de saison. Ses feuilles, rougeoyantes il y a encore plusieurs semaines, ont tourbillonné jusqu’au sol comme une pluie légère, laissant place à un réseau de branches entrelacées.



 Pourtant, malgré cette nudité apparente, elle garde précieusement ses petits grains de raisin, noirs et luisants, accrochés comme des perles discrètes. Ces grappes minuscules, que les oiseaux semblent ignorer, donnent à la plante un air à la fois modeste et élégant, comme un dernier clin d’œil à l’hiver.


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du feu, suivez ce lien :

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samedi 10 janvier 2026

Cimes des grands arbres

 


En janvier, quand le soleil ose percer la grisaille, le bois voisin devient un musée à ciel ouvert. La lumière, pâle mais tenace, sculpte les cimes des arbres en dentelle d’ombre et de clarté. Leurs branches, noueuses et élancées, tracent des motifs qui rivalisent avec les audaces des artistes contemporains, des calligraphies sauvages, des équilibres improbables, des jeux de lignes où chaque courbe semble porter une intention secrète.


On avance, enveloppé par le silence cotonneux de l’hiver, et l’on se surprend à lever les yeux, captivé par ce spectacle éphémère. Ici, une branche tordue dessine un idéogramme mystérieux ; là, un réseau de rameaux s’entrelace en une toile abstraite, comme une œuvre de Klee suspendue entre terre et ciel. Le froid pince les joues, mais l’émerveillement réchauffe l’âme.


C’est une promenade qui n’est plus seulement une balade, mais une contemplation. Un dialogue muet avec la nature, où chaque pas est une découverte, chaque regard une révélation. Et l’on comprend, une fois encore, que la poésie ne se cache pas toujours dans les mots, parfois, elle s’offre, généreuse, dans le dessin d’une branche sous le soleil d’hiver.

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de feuilles du platane, 

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