samedi 4 avril 2026

Le bourdon noir

 


Sur mon citronnier fleuri, sous l’azur éclatant,

Un bourdon noir et puissant, butine en tourbillonnant.

Ses ailes de velours, lourdes de pollen d’or,

Frôlent les pétales blancs, doux comme un trésor.

Il va, vient, s’affaire, infatigable ouvrier,

Portant de fleur en fleur l’espoir du verger.

Son bourdonnement sourd, chant grave et mélodieux,

Rythme le bal des jours, berce les cieux bleutés.

Ô toi, noble insecte, roi des jardins en fête,

Ton vol est un poème, ta quête est parfaite.

Les fleurs s’ouvrent pour toi, t’offrant leur cœur léger,

Et le vent murmure : « Regardez-le travailler ! »

Que l’été soit ardent ou que l’ombre s’étire,

Tu resteras fidèle à ta noble mission.

Le citronnier, ému, sous tes caresses vibre,

Et le monde entier chante ta belle partition.

Garde des floraisons, artiste des saisons,

Ton labeur est un don, ta vie, une chanson.

Et quand viendra l’automne aux couleurs de braise,

On se souviendra de toi… bourdon noir, merveilles !


Je vous invite à aller découvrir les photos

 de mes camélias, suivez ce lien :

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mercredi 1 avril 2026

Les papillons d'avril

 

En début d'avril parfois il fait froid, parfois il fait chaud et après un bon repas il arrive qu'un petit somme vous assaille, vous sombrez dans le rêne. Alors les beaux papillons sur la table s'animent et vous inspirent un petit poème !

Sur ma table, deux joyaux aux ailes déployées,

Bleutés, dorés, comme un rêve en plein midi.

Je m’approche en silence, l’âme tout éblouie,

De peur que mon souffle ne les fasse envoler.

Je retiens mon souffle, immobile, fasciné,

De peur de les effrayer, ces invités ailés.

Maman disait « Reste immobile, mon fils, »

« À cinq ans, on ne sait pas encore réfléchir,

On croit aux fées, aux sorts, à tout ce qui se dit.

On attend, sans bouger, les yeux clairs. »

Mais soudain, un éclat de rire fend l’air :

Ces papillons si vifs, si doux, si délicats,

Ne seraient-ils donc qu’un tour d'éclat ?

Ces papillons si beaux, si adroits, si légers,

Ne seraient-ils pas… en papier découpé ?

Premier avril, roi des farces et des attrapes,

Où même les insectes deviennent des comparses !

Maman s’esclaffe : « Tu as mordu à l'hameçon ! »

Et moi, je ris aussi, ravi de cette belle leçon,

Car une farce, c’est l’art de garder l’âme d'enfant…

Et on attend trop souvent, le cœur battant,

On aime jouer, on aime prendre son temps !

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es poissons d'avril, suivez ce lien :

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samedi 28 mars 2026

Les violettes du printemps

 

Ô vous, violettes, petites reines discrètes,

Qui, sans permission, avez conquis mes gazons

Vos corolles mauves, douces et poétiques,

Ont transformé l’herbe en un tapis de chansons.

Comme un peintre distrait, le printemps vous a lancées,

Semant vos éclats sur le vert de mes matins,

Et maintenant, coquines, vous êtes installées,

Riant sous le vent, légères comme des lutins.

Vous décorez la terre d’un sourire timide,

Tandis que le soleil, complice, vous caresse,

Et moi, sous vos couleurs, je m’arrête, ébloui,

Merci, mes vagabondes, pour cette douce ivresse !



Je vous invite à découvrir un poème 

sur les fleurs du citronnier, suivez ce lien : 

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mercredi 25 mars 2026

Les fleurs du petit cactus

 


Dans un coin ensoleillé de ma fenêtre, là où la lumière du printemps s’étire avec douceur, mon petit cactus a décidé de faire son spectacle. Après des mois de silence, de patience et d’attente discrète, il a enfin ouvert ses fleurs, minuscules et délicates, comme un secret longtemps gardé. Ces petites corolles, souvent roses ou jaunes, presque fragiles, contrastent avec son allure de guerrier. Car oui, mon cactus se croit redoutable, avec ses épines dressées comme des lances, ses arêtes tranchantes, et son air de dire : « Approche, si tu l’oses ! »

Pourtant, malgré ses airs de forteresse impénétrable, il cache une tendresse inattendue. Ses fleurs, si discrètes, s’épanouissent avec une grâce timide, comme pour rappeler que même les êtres les plus rugueux ont leur moment de douceur. Elles ne durent que quelques jours, à peine le temps d’un soupir, mais leur apparition est un événement. Elles transforment ce petit soldat épineux en un poète, le temps d’une floraison.

Je l’observe souvent, ce cactus, avec ses contradictions. Il survit là où d’autres plantes dépériraient, résistant à la sécheresse, aux oublis d’arrosage, aux caprices du temps. Il est une leçon de patience et de résilience, un rappel que la beauté peut naître même dans les conditions les plus arides. Et quand ses fleurs s’ouvrent enfin, c’est comme une récompense, un clin d’œil de la nature pour ceux qui savent attendre.

Autour de lui, sur l’appui de la fenêtre, d’autres plantes s’épanouissent : des géraniums aux couleurs vives, des herbes aromatiques qui embaument l’air. Mais lui, le cactus, reste le plus mystérieux. Il ne se donne pas facilement. Il faut le regarder longtemps pour comprendre qu’il n’est pas seulement une armure, mais aussi une promesse. Une promesse que, même dans les endroits les plus hostiles, la vie trouve toujours un moyen de s’épanouir, de fleurir, de surprendre.

 Alors, je souris en le voyant, avec ses épines et ses fleurs éphémères. Oui, il se croit redoutable, ce petit cactus. Mais au fond, il est surtout un symbole : celui de la force qui cache une fragilité, et de la beauté qui naît là où on l’attend le moins.


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mercredi 18 mars 2026

Des fleurs au printemps

 


Il y a bien longtemps que j’ai renoncé aux désherbants dans mon espace vert. Ici, la nature a repris ses droits, et c’est une fête pour les yeux et pour l’âme. Pâquerettes, pissenlits aux reflets dorés, violettes timides et jacinthes dressées comme des sentinelles bleutées s’y multiplient avec une joyeuse insouciance. Chaque pas devient une aventure : où poser le pied pour ne pas écraser ces petites merveilles qui, chaque matin, semblent saluer le soleil avec plus d’enthousiasme que la veille ?

Ce tapis vivant, où les couleurs s’entremêlent comme une palette d’artiste, est bien plus qu’un simple jardin. C’est un refuge pour les abeilles, un festin pour les papillons, et une source inépuisable d’émerveillement. Les pissenlits, souvent méprisés, deviennent ici des étoiles terrestres, tandis que les pâquerettes, avec leurs corolles blanches et leur cœur jaune, rappellent les tartes aux prunes de mon enfance – ces petits bonheurs simples qui résistent au temps.


Je me souviens des premières années où j’ai laissé la nature faire son œuvre. Après les canicules qui ont mis à mal mes poiriers et les gelées qui ont fait frissonner les branches, voir cette explosion de vie est un vrai soulagement. Mon jardin n’est plus un espace domestiqué, mais un écosystème vibrant, où chaque « mauvaise herbe » a sa place et son rôle. Même les cyclamens, qui fleurissent chaque automne, semblent maintenant dialoguer avec ces nouvelles venues printanières.


Et puis, il y a cette joie presque enfantine à se perdre dans ce fouillis de verdure et de couleurs. Je ne sais plus où poser les pieds, mais qu’importe : c’est justement cette incertitude qui rend chaque promenade magique. Parfois, je m’assois simplement au milieu de ce champ de fleurs sauvages, et j’écoute le bourdonnement des insectes, le bruissement des tiges sous la brise. Mon jardin est devenu un poème vivant, une ode à la biodiversité, où chaque plante, même la plus modeste, a sa raison d’être. 

Peut-être est-ce là le plus beau cadeau que m’ait offert la nature : comprendre que la vraie richesse ne réside pas dans l’ordre imposé, mais dans le chaos harmonieux de la vie qui s’exprime librement.

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samedi 14 mars 2026

Les Narcisses d’Or

 

Le matin s’éveille en douceur sur les allées,

Le jardin s’habille de lueurs dorées,

Et moi, je m’avance, le cœur en fête,

Pour saluer l’or des narcisses, poète.

Leurs corolles jaunes, fières et légères,

S’inclinent au vent, messagères premières,

De ce printemps qui, chaque année, renaît,

Et dans nos cœurs un peu d’enfance remplit.

Je m’arrête, ému, devant leur parade,

Leur éclat si vif, leur grâce si rare,

Comme un chœur d’étoiles tombées des cieux,

Pour danser un temps au bord de nos yeux.

Leur parfum discret, presque une confidence,

Se mêle à l’air, en douce présence,

Et je respire, ivre de cette clarté,

Ce bonheur simple, ce don de la terre.

Les abeilles butinent, joyeuses et promptes,

Les narcisses offrent leurs coupes, si lisses,

Et le jardin tout entier semble chanter,

Sous le ciel bleu, leur hymne enivrant.

Je fais le tour, lent, savourant chaque instant,

Ce spectacle d’or, ce moment si brillant,

Où la nature, en un geste si pur,

M’offre un trésor : la beauté du futur.






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les bords de Garonne et un poème, 

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mercredi 11 mars 2026

La mouche est une Intruse !

 

« Elle est venue sans y être conviée

Sur mes photos, en tache bien aimée !

Noire sur vert, c’est son style,

Un point d’humour… et c’est tout ! »

Elle s’est invitée sans façon,

Sur mes clichés, sans permission !

Pas un mot, pas un petit signe,

Juste un point noir qui s’aligne…

Sur la feuille verte, bien en vue,

Elle s’étale, toute nue,

Comme un café renversé,

Ou un corbeau mal luné !

Je lui dis : « Mais d’où viens-tu ?

Tu gâches mon cadre, ma vue ! »

Elle me répond, narquoise :

« Je suis l’ombre, je suis la tache,

c'est tout, je suis là je m'y attache ! »

Si vous désirez découvrir une orange et le poème, 

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dimanche 8 mars 2026

Les belles violettes

 

Dans l’herbe verte, fraîche et légère,
Les violettes, discrètes messagères,
Se cachent comme un doux mystère,
Sous le soleil ou les brumes passagères.

Elles déploient leurs pétales de soie,
Bleu mauve ou blanc, couleur de joie,
Pour charmer les yeux, séduire la voie,
Et dans les cœurs semer leur effroi.

« Regardez-nous ! » semblent-elles dire,
« Nous sommes là, fragiles et sans délire,
Mais nos couleurs savent vous inspirer,
Et notre parfum sait vous enivrer. »

Le vent les caresse, les fait frissonner,
Tandis que l’abeille vient les butiner.
Elles sourient, sans jamais s’imposer,
Mais espèrent qu’on saura les admirer.

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des fleurs du pommier du Japon, suivez ce lien :

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mercredi 4 mars 2026

La punaise des bois


Les punaises des bois n’ont décidément pas froid aux yeux, ni aux élytres, d’ailleurs. Malgré les matins givrés et les nuits où le thermomètre frôle le zéro, les voilà toujours vaillantes, tapies dans les recoins du bois mort ou sous l’écorce des vieux arbres de mon jardin. Leur résistance force l’admiration : alors que bien des insectes se terrent ou disparaissent avec les premières gelées, elles, non, persistent avec une ténacité presque admirative

Et dès que j’ouvre la porte ou que j’entrebâille une fenêtre, les voilà qui se précipitent comme si elles avaient flairé une opportunité trop belle. Certaines, plus audacieuses, se lancent en véritable sprint, zigzaguant avec une détermination comique vers l’intérieur de la maison !

Elles s'invitent comme des parentes éloignées qui débarqueraient à l’improviste, certaines de leur bon droit. Je les imagine presque avec un petit sourire malicieux sous leurs antennes, se disant : « Tiens, un peu de chaleur et un abri ? Pourquoi s’en priver ? »

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de la chatte Isabelle, suivez ce lien :

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samedi 28 février 2026

Le petit rouge gorge

 


Chaque jour, il revient, mon rouge-gorge. Prudent, il observe d’abord le jardin, puis se pose enfin sur le garde-manger. Toujours méfiant, mais assez confiant pour se laisser photographier. Ses plumes roux brillent sous la lumière hivernale, et je retiens mon souffle, ému par cette fragile complicité. Un instant volé, c'est un beau cadeau de la nature.








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